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Témoignages
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CLAUDINE et BRUNO le 18 Mars 2010
Durant leur séjour au Cambodge , Bruno et Claudine , trésorière adjointe de l’Association d’Une Famille à l’Autre, ont passé quelques jours à Ptea Clara
Voici le récit de leur voyage écrit par Claudine…..
« Nous voilà enfin arrivés au Cambodge après 15h. de vol, notre souhait n’est plus un rêve !
Sandra nous accueille, très impatiente de nous faire découvrir son quotidien. De Phnom Penh à Ptea Clara, elle nous mène de la ville à la campagne.
Nous découvrons éberlués le trafic intense des voitures et des deux roues motorisées en tout genre. Les gros véhicules forcent le passage, tandis que les plus petits se faufilent tant bien que mal dans ce capharnaüm, mais, pas de panique, Sandra très à l’aise au volant du 4X4 maîtrise la situation.
Progressivement, nous quittons la ville ; village après village, le spectacle n’en finit pas et nous accompagne tout au long de notre parcours. Après le bitume, la piste nous accueille avec ses bosses, ses nids de poules et sa poussière. Puis, nous changeons de décor avec le chemin des marais, le vert intense des nénuphars et des jacinthes d’eau, accentuent le contraste du jaune orangé de la piste. Le spectacle devient féerique lorsque, au loin, nous découvrons comme par mirage, Ptea Clara … mon cœur s’emballe, plus que quelques kilomètres…

Arrivés au portail, l’endroit nous paraît familier (grâce aux photos) Tchaat le gardien nous ouvre les portes avec un large sourire. L’émotion est intense mais, la quiétude de l’endroit nous apaise. Clara, la fille de Sandra et Gilles est la première à nous accueillir, puis tour à tour, les enfants nous saluent de leurs petites mains jointes, Somnang intimidé, Penchea « Happy see you » Ly David etc…. Je les reconnais tous, c’est marrant ils me paraissent plus petits que sur les photos. Ils sont tous plus souriants les uns que les autres, leur joie et leur curiosité sont palpables et c’est réciproque !
Puis, c’est la rencontre avec le personnel, Poe la gouvernante, Reine l’aide Cuisinière, Sok Ann l’instituteur, Barang le jardinier, tout sourire, ils nous saluent, les femmes sont sur leur 31 vêtues de leur tenue préférée très en vogue dans le pays, le « pyjama à fleurs ».
Le balcon de la maison où nous logeons avec Sandra nous offre une vue exceptionnelle. Le spectacle grandiose semble irréel, imaginez un tableau sur 180°, des marais, un lac à perte de vue, des cultures, des champs de bananiers, des rizières… au loin, des hommes s’activent à la pêche à pied ou en pirogue… c’est de toute beauté !
Arrive la séquence émotion avec la remise des cadeaux, les nôtres et ceux confiés par les parrains. Impatients, les enfants attendent sagement, les regards sont pétillants. Nous partageons intensément ce grand moment.
Ensuite, visite des locaux, le réfectoire spacieux très aéré, la cuisine avec ses toutes nouvelles étagères, la nursery colorée, c’est gai, c’est frais avec tout ce qu’il faut pour que les Petits s’y sentent bien. Ils sont beaux à croquer ! Mais, plus nous nous approchons et plus nous les effrayons. Nous continuons notre visite accompagnés des enfants jusqu’au dortoir des filles et celui des garçons. Lits superposés, tout est bien rangé…
En fin d’après midi ça rigole près de la pompe, nous assistons à l’arrosage des fleurs, vient ensuite la toilette puis la lessive de leur linge. Les grands aident les plus petits, tout se passe dans la bonne humeur !
En soirée, malgré la fatigue, Bruno participe à une partie de foot avec Tchaat, Barang et les garçons, moment de joie partagé avant le calme du réfectoire pour une séquence vidéo.
Nous nous éclipsons … bonne nuit !

Réveil au petit matin avec de la musique traditionnelle, apaisante, elle nous parvient en sourdine du village voisin, c’est magique ! Impression d’être au bout du monde…
Par la fenêtre que le soleil inonde, nous entendons les enfants partir à l’école du village, il est 6h.30.
Grâce au Dealim (cyclomoteur) nous découvrons la campagne et ses habitants accompagnés de Clara, notre petite guide et interprète. Les villageois sont adorables car malgré leur étonnement c’est toujours d’un grand sourire qu’ils nous saluent. L’appareil photos reste indispensable, il nous suivra partout tout au long du séjour.
Nous rentrons heureux, la tête pleine d’images.
Dans l’après midi, Sok Ann donne un cours d’anglais, discrètement, nous prenons place dans le fond de la classe. Les enfants s’expriment bien et sont très à l’aise lorsqu’il s’agit de prendre la parole, regards complices entre les élèves et l’instituteur.

Le soir, c’est la fête après la partie de foot, nous chantons et dansons, tous les habitants de Ptea Clara participent y compris les moustiques ! « y a de la joie » nous voulons tous en profiter au maximum !
Ce matin, découverte et achats alimentaires au marché traditionnel de Koki à 15 mn de l’établissement. Poe nous accompagne dans le 4X4 (habituellement elle prend le Dealim)
Légumes, fruits, poissons, viande, on y trouve de tout sauf des « touristes ». Nous ne passons pas inaperçus mais, c’est toujours avec le sourire que l’on nous observe.
Amusées, les vendeuses se laissent prendre en photo et rigolent de bon cœur lorsqu’elles se découvrent dans l’appareil. Le marché devient un véritable labyrinthe, nous ne quittons pas des yeux Poe….

Retour à l’orphelinat, Bruno se lance dans une séance de bricolage aidé de Tchaat, tandis que moi, je passe du temps avec les filles à dessiner, à reconstituer un puzzle. Certaines me montrent leur cahier et me font la lecture, attentive je découvre leur langue.
Les bébés s’habituent à notre présence, j’en profite pour les prendre dans mes bras, ils sont adorables !
Lors de notre séjour, nous aurons la chance de participer à 4 nouvelles admissions et le plaisir de rencontrer M. SOTHI de l’Action Sociale qui est chargé de récupérer et placer les enfants.
C’est avec respect que nous découvrons son travail et l’énergie qu’il fourni pour la protection des enfants de son pays.
Nous sommes conscients du rôle important qu’il tient dans le fonctionnement de Ptea Clara.
Les 4 admissions concernent des petites filles, une de 5 ans, la maman purge une peine dans une maison d’arrêt, la deuxième à 18 mois et vient du village d’une famille très pauvre de 10 enfants, la petite souffre de malnutrition et pleure beaucoup. Les deux autres sont sœurs 6 et 8 ans, elles n’ont jamais été scolarisées et devaient parfois mendier dans la rue. Chaque enfant à sa propre histoire. Ce qui est surprenant, c’est la faculté qu’ils ont de s’adapter très vite à leur nouvel environnement. Les deux premiers jours sont les plus difficiles, mais rapidement ils sont inscrits à l’école et s’intègrent au groupe.
Les deux petits Somnang 4 ans et Ly David 5 ans sont très attachants, ils essaient par tous les moyens d’attirer notre attention en se chamaillant ou en recherchant des câlins, une main, des genoux. Ce sont deux petits clowns qui donnent parfois du fil à retorde aux Nounous. Les plus grands 6 et 9 ans sont plus calmes. Entre eux, l’entente est formidable, c’est comme une grande famille.
L’instituteur Sok Ann tient à jour tout le côté administratif des admissions ainsi que le suivi des parents et parrains pour chaque enfant confié. J’aimerais tellement pouvoir échanger avec lui, mais mon médiocre niveau d’anglais m’en empêche, heureusement Sandra n’est jamais très loin.
Avec le reste du personnel et les enfants, Sandra parle le Khmer, elle nous aide à communiquer et parfois c’est Clara qui prend la relève. Chaque jour, nous apprécions les compétences du personnel : leur motivation, la complémentarité et surtout leur bonne humeur.
En fin d’après midi, nous partageons un moment avec les enfants pour répondre à leurs questions.
Notre dernière journée reste exceptionnelle.
La structure n’es pas bénie, il y aurait « des fantômes » alors les bonzes doivent intervenir.
Effervescence dès le matin, quelques femmes du village sont assises à même le sol pour confectionner des offrandes faites de feuilles de bananier et de fleurs. Pour l’occasion, un autel est dressé, elles y déposent de la nourriture.
Pour l’évènement, les enfants s’habillent de leurs plus beaux vêtements, les filles se maquillent et sortent les bijoux. Nounou Pearum les coiffe. Ils sont magnifiques !
Même M. Sothi s’est déplacé pour l’évènement. Pendant que tout ce petit monde s’affaire, mon mari accompagné de Sok Ann part chercher les bonzes en 4X4 car seuls, les hommes peuvent les approcher.

A leur arrivée, je crois rêver lorsque j’aperçois Bruno entouré de quatre bonzes vêtus de la tenue traditionnelle, d’un orange éclatant. Puis, tout s’enchaîne, prières, chants et bénédictions. Ambiance mystique, idéale pour méditer. Ces moments merveilleux resteront à jamais gravés dans nos mémoires d’occidentaux.

Pour clôturer l’évènement, nous sommes conviés au dîner en présence de Mrs. Sothi et Sok Ann. Ce soir, ils nous font l’honneur de participer à la fête, Sandra prépare une surprise pour l’anniversaire de Clara. Tchaat installe une énorme enceinte prêtée par un villageois.
Les enfants ressentent notre départ et se rapprochent de nous, la fête bat son plein, l’émotion est forte. C’est alors le moment de distribuer les serpentins, chapeaux d’anniversaire et ballons de baudruche. Ils attendent chacun leur tour les yeux écarquillés de joie. Jusqu’ici, les trois petites nouvelles restaient tristes, un peu seules dans leur coin, mais là c’est gagné, elles s’intègrent aux groupes le sourire aux lèvres, quel bonheur !
Tchaat notre animateur éteint les lumières, la surprise peut commencer avec un feu d’artifice local, c’est du plus bel effet, les enfants sont émerveillés ! Poe distribue les gâteaux et les friandises, la fête continue un peu plus tard que d’habitude….

Réveil matinal en ce dernier jour, nous voulons dire au revoir aux enfants avant le départ pour l’école.
Nous les accompagnons jusque sur le chemin à l’extérieur du bâtiment. Les enfants partent à vélo en nous faisant signe de la main, le cœur gros, nous les regardons s’éloigner sans les quitter des yeux, certains se retournent et nous font un dernier signe d’adieu.
Nous profitons des dernières heures pour passer du temps avec les bébés. Je cajole la petite de 18 mois qui pleure beaucoup. Somnang et Ly David qui ne vont pas à l’école font les pitres comme d’habitude. Je suis heureuse de constater que les deux sœurs, récemment admises s’amusent tout en me souriant, regard complice de la soirée inoubliable d’hier soir.

C’est l’heure de partir. Au revoir adorables nounous, Pearum me parle en khmer comme si je la comprenais, elle veut savoir si nous avons aimé notre séjour, si nous reviendrons. Reine sous l’émotion verse une larme, mon cœur va lâcher…..

Au revoir Poe si intuitive et courageuse qui mène tout ce petit monde avec beaucoup d’énergie et d’efficacité.
Au revoir Tchaat, discret mais si dévoué, les enfants t’adorent, ils savent qu’ils peuvent compter sur toi, surtout en fin de soirée lorsqu’il s’agit d’animer.
Mille fois merci à vous tous pour la chaleur de votre accueil et votre bonne humeur, nous ne vous oublierons pas, nous reviendrons, c’est promis !
Et toi, Sandra, comment te remercier, grâce à toi nous avons vécu une belle aventure riche en émotion et en intensité, ces instants extraordinaires resteront gravés à tout jamais. Gilles et toi
avez toujours cru en votre projet ; certes, il vous a coûté beaucoup de courage, d’énergie et de sacrifices, mais le résultat en vaut la peine, c’est une belle réussite !
Partenaires, Donateurs et Parrains, plus encore aujourd’hui je me rends compte de l’importance de votre action, elle est capitale pour le bon fonctionnement et la pérennité de Ptea Clara.
Vous pouvez vous réjouir d’apporter du bonheur à tous ces enfants.
M. Sothi et Sok Ann souhaitent vous communiquer un message de sincères remerciements. Ils expliquent que les enfants sont touchés que tant de gens si loin leur accordent autant d’importance et leur veulent du bien.
A TOUS, MERCI POUR EUX.
Claudine Blanchard
TEMOIGNAGE de Mme Béatrice PASQUET 28 Septembre 2009
Conseillère en puériculture
Béatrice Pasquet , puéricultrice à Angers, amie et adhérente de notre association, s'est rendue au Cambodge du 8 au 18 Juillet 2009, elle nous livre ici le compte rendu de ces 10 jours passés à Pea Clara avec son regard de maman, sa connaissance du Cambodge et son expérience professionnelle
Merci Béatrice pour ce témoignage
Avant de commencer ce compte-rendu, il me semble essentiel d’énoncer ici certains points qui conditionnent des lignes de conduites. Dans toute rencontre dans un pays étranger, il est important de s’imprégner des habitudes culturelles des individus vivant dans ce lieu. On ne peut en aucun cas faire un transfert de ses propres habitudes et convictions.
Ce qui nous construit est l’héritage qu’apporte notre histoire inscrite dans une lignée familiale, dans un pays, dans ses croyances auxquelles s’additionnent les expériences du quotidien.
C’est pourquoi lors de mon passage à Pteah Clara, même si mon parcours professionnel m’a inculqué des connaissances concernant la santé, l’hygiène, le développement des enfants, il ne faut pas oublier que ces apprentissages ont été apportés en France dans des conditions d’exercice très modélisés avec des ressources qui n’existent pas toujours au Cambodge.
Seront abordés d’abord le cadre de vie c'est-à-dire l’environnement, les lieux de vie, le personnel puis la prise en charge des enfants à travers l’hygiène, l’alimentation, les principes éducatifs.
L’environnement :
Le cadre de vie de Pteah Clara est l’espace, dans lequel s’ancrent les lieux d’habitation animés par les rythmes de la vie quotidienne, les rires des enfants, les pleurs de certains qui réclament leur biberon, le cliquetis de la roue de la pompe qui permet de remplir le réservoir, et le bruit de celle actionnée par les enfants pour se laver. Ponctuellement, ce sont les voix alternées du professeur et des enfants répétant les leçons d’anglais. On entend plus loin une radio ou la musique d’un village voisin.
Ce calme contraste avec le tumulte de la capitale dans le vacarme des motos, des tuk-tuk, des voitures, le tout au son des klaxons incessants. Les enfants sont donc dans un environnement serein mais pas isolé.
Les locaux :
Les pièces de la maison des enfants sont fidèles aux plans. Elles répondent à leurs besoins. Certaines sont encore en cours d’aménagement mais l’essentiel pour le quotidien des enfants est fonctionnel.
Il est important de noter que dans ce pays tout le monde vit dans une seule pièce et dehors. Il est donc essentiel de pouvoir respecter ce concept et à Pteah Clara, pour les enfants, outre les dortoirs adaptés aux différents ages, la journée se passe essentiellement dans la pièce centrale jouxtant le coin repas. Le petit nombre d’enfants permet aux grands de respecter les plus petits. Dans cette pièce, est en cours d’aménagement l’espace privilégié des tous petits qui favorisera la cohabitation sans risque quelque soit le nombre d’enfants présents. On retrouve cette organisation dans les structures d’accueil françaises avec des zones réservées selon les tranches d’âge Ceci permet de gérer les temps où les enfants sont ensemble dans la pièce. Cela permet aussi aux nounous d’avoir tout leur petit monde sous les yeux et exercer une surveillance efficace tout en s’occupant de l’un ou de l’autre.
Le personnel :
Les nounous recrutées pour s’occuper des enfants sont pour la plupart attentives aux enfants. Elles respectent les consignes de Sandra. Si l’une d’entre elles n’est pas en accord, elle peut démissionner. Il est fondamental de connaître la langue car le personnel parle beaucoup entre eux et cela permet de comprendre la satisfaction, l’inquiétude ou leurs interrogations. Les nounous ont comme bagage, leur expérience familiale (mère de famille ou issue de grandes fratries), leur bonne volonté et leur bon sens. Il ne faut pas oublier qu’il y a 40 ans, en France, on ne parlait pas aux enfants, on leur assurait l’hygiène, l’alimentation au lait de vache si l’enfant n’était pas nourri au sein, le sommeil. On ne jouait pas non plus avec eux comme on le fait actuellement chez nous. La connaissance des bébés, l’analyse de ce qu’ils peuvent ressentir, exprimer est un phénomène récent et qui se développe très vite. Au Cambodge, dans les campagnes, la prise en charge des enfants correspond à la France il y a 40 ans, sans lait de vache. Il y a donc un décalage dans la prise en charge des petits. Sandra doit donc tenir compte de cette réalité et des exigences des autorités souvent calquées sur les expériences françaises du 21ème siècle. Il me parait important de souligner l’envie de bien faire des nounous, rappelons aussi que les habitudes ne se balayent pas aussi facilement que les feuilles d’automne. C’est l’attention, la répétition des consignes et leurs explications qui les aident à évoluer et c’est un travail où la directrice ne compte pas son temps.
L’hygiène :
Les enfants ont conservé des habitudes culturelles pour leur hygiène. Même si les locaux permettent les douches à l’intérieur, c’est à la pompe qu’ils se lavent le soir avec leur matériel individuel. Il est frappant d’observer leur manière de se laver tout en préservant leur intimité.
Pour les plus petit, les habitudes sont de laisser le siège à l’air, avec l’attention permanent des nounous pour nettoyer l’enfant et le sol lorsqu’il se souille. Avec Sandra nous avons essayé de mettre en place l’usage de changes à base de couches tissus avec une protection plastique facilement lavable. Si en France on change un enfant à chaque tétée ou plus en cas de siège abîmé ou de selles, c'est-à-dire environ toutes les quatre heures, au Cambodge, on change l’enfant dès lors qu’il est mouillé même si c’est tous le quart d’heure. Il est donc plus facile de ne pas mettre de couche, sinon il n’y aurait pas assez de couches en tissus. Les changes complets sont un produit de luxe. A Pteah Clara, il a été décidé dans un premier temps de changer les enfants toutes les deux heures puis d’évaluer l’état cutané des enfants et la faisabilité.
Pour les vêtements, la maison d’accueil, grâce aux dons, assure un vestiaire adapté aux âges et au climat.
La propreté des lieux est de qualité. Les nounous s’assurent en permanence que les lieux de vie des enfants, les chambres, les sanitaires, la cuisine soient propres et désinfectés. Les sols sont régulièrement nettoyés et plus si besoin.
L’éducation :
Des valeurs éducatives apparaissent dans les attitudes des enfants. Le respect et la politesse font partie des principes éducatifs de la maison d’accueil. Les enfants saluent les adultes tous les matins ou lors de leur arrivée. Ils s’inclinent et les garçons enlèvent leur casquette. Ils se respectent entre eux, cela ne les empêche pas de jouer et de rire.
Ils obéissent aux consignes et font attention aux lieux. Les incidents éventuels sont souvent liés à la découverte d’habitudes de vie qu’ils ne soupçonnent parfois pas comme l’usage de toilettes sophistiquées alors qu’ils ont plus l’habitude de toilettes dites « à la turque ».
L’alimentation :
L’alimentation s’appuie sur les habitudes locales. Les enfants ont à chaque repas des légumes et des féculents, des fruits et le midi souvent du poisson frais. Pour les bébés cela est plus compliqué, car dans ce pays les enfants sont longtemps allaités au lait maternel, c’est une garantie pour éviter les carences.
Il existe du lait pour 1er, 2ème voire 3ème âge mais c’est cher et dans les campagnes les notions de mesures de lait ne sont pas forcément évidentes. Il ne faut pas oublier l’illettrisme qui ne permet pas la lecture des étiquettes.
Par souci d’économie ou méconnaissance, on peut avoir une reconstitution du lait en poudre erronée. Avec Sandra, nous avons reposé les règles de reconstitution du lait en quantité mais aussi la procédure, c'est-à-dire mettre l’eau puis les mesures de lait. Des schémas sont un support pour faciliter la compréhension et éviter les erreurs.
Un autre point qui a été abordé porte sur la manière de donner le biberon. Il était fréquent de voir les enfants allongés sur une serviette, un biberon posé à coté, sur une couverture pendant plus d’une heure, la tétine à hauteur de la bouche. Les consignes ont été de ne donner les biberons que dans les bras pour favoriser le contact et permettre une surveillance efficace pendant la tétée. Les préconisations de l’AFFAPS sur la préparation des biberons et leur conservation ont été mises en place en tenant compte du climat. En effet les biberons seront préparés et donnés immédiatement et dans un délai de 30 minute afin d’éviter l’altération du lait. Au Cambodge le climat est chaud et les coupures de courant très fréquentes. Les réfrigérateurs ne sont donc pas fiables.
Les activités :
Le Cambodge est un pays pauvre, il y a peu de jouets. Les enfants jouent naturellement avec des bouts de bois, les bêtes qu’ils trouvent dans les environs. Lorsqu’ils en ont à leur disposition, ils les acceptent volontiers mais ne les utilisent pas toujours car ne savent pas quoi en faire. Ils manquent de modèles. Les nounous découvrent avec les enfants ces jeux. Si les plus grands se débrouillent avec ce qu’ils ont et utilisent aussi les vélos pour faire des courses, pour les plus petits cela n’est pas une évidence. Malgré une caisse de jouets, les nounous n’ont pas l’initiative de leur proposer ce qui correspond aux capacités des enfants.
Hormis les jeux, il y a aussi les activités d’éveil. Là aussi pour les plus petits, il y a encore du travail à envisager avec les nounous. Il est important de pouvoir apporter des notions de motricité. Selon leur histoire de vie, certains enfants manquent de tonus au niveau de la colonne vertébrale, l’installation assise peut être précoce avec des risques pour le squelette futur. De même les gestes pour favoriser la marche sont inadaptés. Les nounous sont réceptives aux conseils, mais 10 jours c’est court pour tout aborder. Elles ont essayé de réaliser quelques petits exercices. Leur efficacité les a encouragées, mais il faudrait plus de temps pour que cela devienne des habitudes de bonnes pratiques.
Pour les plus grands, ils ont le suivi de leur scolarité qui est l’atout majeur de leur avenir. Ils s’exercent régulièrement dans la lecture avec des livres où apparaissent sur la même page le texte en cambodgien et en anglais. L’après-midi, s’élèvent les voix hésitantes lorsqu’ils commencent la lecture, associées à celles des lecteurs confirmés. Le jeudi, le professeur permet l’apprentissage de l’anglais aux enfants auxquels s’ajoutent les petites filles du village.
Cette ouverture de la structure pour les enfants du village est révélatrice du projet de l’association, centré sur les enfants du Cambodge.
En conclusion, je pourrais dire que cette structure est dans sa mise en route avec déjà un cadre adapté à la population et au contexte. A cela s’ajoute une organisation judicieuse pour répondre aux besoins des enfants. Si sur certains domaines il y a encore quelques hésitations, la volonté d’une prise en charge de qualité de ces enfants est un moteur pour proposer aux enfants et à leur famille un accueil optimal. Sandra est aussi entourée de personnes comme le Docteur Keo San, Monsieur Horth de l’orphelinat Holy baby, le représentant de l’action sociale du Cambodge, Monsieur Pol Weasna « le constructeur », qui apportent un soutien efficace. Cette structure est une réalisation de qualité où les enfants vont pouvoir puiser les ressources nécessaires à la réalisation d’un projet d’avenir.
B. PASQUET
Puéricultrice (Angers)

Béatrice et les Enfants de Ptea Clara
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Le 13 Avril 2009
Témoignage....de Nathalie (Vice-Présidente de l'association) et Damien MORNET
De retour du Cambodge, nous allons partager avec vous les dernières nouvelles et photos de Ptea Clara nous y avons retrouvé Sandra, Gilles et Clara en plein travail de mise en route de l'Orphelinat, sous une chaleur....soutenue !

L'arrivée des premiers enfants est imminente, le document officiel tant attendu a été remis à Gilles et Sandra pendant notre séjour : le représentant du gouvernement Cambodgien,autorise désormais l 'Association "d'Une Famille à l 'Autre" a accueillir les enfants à Ptea Clara

Tout s'est ensuite accélèré, 3 jours après , de nombreuses mamans attendaient devant la grille de l'orphelinat pour y confier leurs enfants
Ces familles vivant dans un secteur proche sont dans de réelles difficultés, cela montre le grand besoin d'aide mais aussi l'ampleur de la tâche...
Chaque demande sera étudiée avec l'aide des chefs de village afin de venir en aide aux enfants les plus "nécessiteux"
Dans un premier temps, Ptea Clara accueillera des enfants dits " Confiés" , après un accord signé avec les familles, les enfants seront sous l'entière responsabilité de l'Orphelinat où ils seront logés, nourris, soignés et éduqués
A tout moment le "contrat " peut être rompu par la famille pour récupèrer son enfant, mais, cela arrive rarement...
Les enfants ayant des liens familiaux ne seront pas adoptables mais pourront être parrainés, le parrainage apportera une véritable aide à l'amèlioration des conditions de vie et au fonctionnement de l'orphelinat tout en créant des liens durables avec les enfants
Actuellement, le gouvernement Cambodgien souhaite mettre en place de nouvelles lois sur l'adoption
Ptea Clara est en lien direct avec l'action sociale cambodgienne, l'ambassade de France et la représentante du gouvernement Français qui s'occupe des problèmes d'adoption au Cambodge, Me Clémence Fournier. Le souhait est, que des enquêtes sérieuses soient faites sur l'origine des enfants totalement abandonnés, dans un souci de légalité, de transparence, afin que les adoptions se fassent dans les meilleurs conditions et surtout dans le respect primordial des Droits des Enfants. Dans l'attente de la mise en place de ces différentes démarches, et en total Accord avec ces décisions Ptea Clara sera prête à acceuillir aussi les enfants adoptables
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Nous avons donc découvert Ptea Clara, un cadre de vie agréable, de l'espace pour les enfants,une stucture bien pensée, saine,solide, aérée ( il fait chaud au Cambodge ! ) les enfants devraient s'y sentir bien....Tout comme le sont les enfants de l'Orphelinat "Holy Baby " où nous avons été reçu, Holy Baby est l'Orphelinat de référence au Cambodge , il y règne une atmosphère douce et familiale, c'est avec émotion que nous avons rencontré les enfants et leur directeur ainsi que le Docteur Keo San que nous remercions pour son aide plus que précieuse dans la réalisation de ce projet...

rencontre aussi avec Pol Weasna qui a construit Ptea Clara et toujours prêt avec gentillesse à appporter son aide à Gilles et Sandra, Pol parle le Français ce qui est bien utile...Mais rappelons que Sandra parle de mieux en mieux le Khmer !
Voilà, maintenant Ptea Clara n'est plus un projet mais bien une réalité, par la grande volonté déterminée de Sandra et Gilles, avec le soutien des partenaires ,de vous tous et de tous ceux qui nous rejoindrons dans cette belle aventure , avec le souhait d'apporter de l'aide à ces enfants qui manquent de tout, dans ce pays d'Asie si loin mais, désormais si proche, ce pays, le Cambodge, qui a tant souffert où tant de choses restent à faire.....
Quelques photos....










Poe revient du Marché

La cuisine où elle préparera le repas des enfants


l'entrée et l'école du Village où vont aller les enfants de Ptea Clara

les couleurs Vendéennes flottent aux côtés du Drapeau du Cambodge


Construction d'un poulailler....

Rebaptisé par Gilles......." chicken palace" !!!
le voilà terminé....



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